Nous avons placé une caméra à l’intérieur de la boîte et avons passé l’aspirateur sur 15 matériaux différents
La plupart des fiches techniques des aspirateurs à feuilles indiquent la puissance en chevaux et le diamètre du godet. Aucune de ces informations ne répond à la question qui vous préoccupe réellement : cet engin pourra-t-il traiter les matériaux présents sur votre chantier, et qu’adviendra-t-il de ces matériaux une fois qu’il les aura chargés ?
Nous avons donc installé une caméra à l’intérieur de la benne basculante d’un Foresteel™ FT-1600 et fait passer quinze matériaux différents dans l’aspirateur à feuilles G2 en une seule prise continue. Le résultat est un écran partagé : la buse d’aspiration d’un côté, l’intérieur de la benne de l’autre. Vous pouvez ainsi observer le moment où chaque matériau est aspiré et la façon dont il se tasse.
Pas de coupures entre les matériaux, pas de prises séparées. Une seule passe, une seule machine. Ce qui suit correspond à ce que montrent les images, et explique pourquoi chaque résultat compte sur un chantier.
Pourquoi tourner à l’intérieur de la boîte ?
Ce qui est intéressant dans un aspirateur à feuilles, ce n’est pas la buse. C’est le parcours même du matériau, de la buse jusqu’à la benne, où trois choses se produisent en environ une seconde :
- Le matériau est propulsé par un flux d’air
- Il passe à travers la roue Hardox® et la lame de broyage active
- Il vient heurter le revêtement d’usure remplaçable en Hardox® et tombe dans le bac
Tout ce qui compte sur le plan commercial se joue en une fraction de seconde. L’ampleur de la baisse de débit. La force avec laquelle le matériau heurte le boîtier. Si le matériau humide ou fibreux passe sans encombre ou s’enroule.
Ces trois éléments — la roue, la lame de broyage et le revêtement d’usure — constituent les améliorations de deuxième génération qui caractérisent cette gamme. L’ présentation complète de la série G2 présente les caractéristiques techniques, l’équipement de série et les changements par rapport à la génération précédente.
C’est justement l’intérêt de l’écran partagé : la buse et la charge, en même temps.
Les 15 matériaux
Les repères temporels correspondent à la vidéo, ce qui vous permet d’accéder directement au passage qui vous préoccupe.
| Heure | Matériau | Pourquoi cette question figure-t-elle dans l’épreuve ? |
|---|---|---|
| 0:10 | Feuilles sèches | Le scénario de référence. Volume maximal, densité minimale : c’est là que le broyeur fait ses preuves. |
| 0:17 | Feuilles mouillées | La véritable situation automnale. Plus dense, emmêlé, et ce qui met à l’arrêt les machines peu puissantes. |
| 0:30 | Déchets de taille de haies | Longs et souples. Ce sont les déchets verts les plus difficiles à compacter à la main. |
| 0:43 | Herbe haute | Fibreux et susceptible de s’enrouler. Soit il passe sans problème, soit il ne passe pas. |
| 0:50 | Boutures d’arbustes | Épaisseur variable des tiges — le résultat quotidien d’une intervention d’entretien. |
| 0:56 | Branches de conifères | Bois, rigide, encombrant. Le type de matériau que la plupart des gens pensent qu’un aspirateur ne peut pas aspirer. |
| 1:08 | Pommes de pin | Dur, dense, irrégulier. Impact à grande vitesse sur la paroi et candidat typique à un blocage. |
| 1:14 | Copeaux de bois | Un album volumineux. D’une actualité qui dépasse largement la saison des feuilles. |
| 1:25 | Paillis | Transporter les matériaux d’aménagement paysager, et pas seulement évacuer les déchets. |
| 1:35 | Compost sec | Fine, poussiéreuse, légère… tout le contraire du gravier. |
| 1:40 | Déchets liés aux événements | Mélangés et non triés, comme c’est souvent le cas lors du nettoyage des espaces publics. |
| 1:48 | Déchets | Parcs, parkings, accotements, bords de route. |
| 1:52 | Mousse et isolation | Chantiers de construction et de rénovation. Légers, encombrants et très difficiles à ramasser à la main lorsqu’il y a du vent. |
| 2:00 | Sciure de bois | Parcs à bois, ateliers, travaux d’élagage. |
| 2:05 | Gravier | Le test Durable. Le matériau le plus lourd et le plus abrasif de la série, et celui qui fait la différence entre une carrosserie en Hardox® et un châssis fin. |
Trois catégories, en somme : les déchets verts (feuilles et compost sec), le nettoyage des chantiers et des événements (déchets liés aux événements, détritus, mousse, matériaux isolants, sciure) et les résidus d’abrasion (gravier).
Impact du broyeur sur le volume
Ce qui ressort le plus clairement de ces images, c’est ce qu’il advient de la cargaison lors de son entrée dans le port.
Les feuilles sèches en vrac sont principalement composées d’air. Un conteneur de 2,5 m³ rempli de feuilles non broyées contient 2,5 m³ de feuilles et une grande quantité de vide. Si vous passez ces mêmes feuilles dans la lame de broyage active, ce même conteneur peut alors contenir l’équivalent d’environ 10 m³ de feuilles sèches en vrac.
Ce n’est pas une statistique d’aspiration. Il s’agit d’une statistique de routage :
- Quatre trajets jusqu’à la déchetterie pour les déchets verts n’en font plus qu’un seul
- On a parcouru davantage de chemin avant que le corps ne soit plein
- Réduction de la consommation de carburant et du nombre d’heures de conduite par mètre cube collecté
- Moins de manipulations en bout de chaîne
Sur un itinéraire de la municipalité où le trajet aller-retour jusqu’au site de collecte dure 20 minutes, cela représente la majeure partie d’une journée de travail récupérée, chaque semaine de la saison.
À lire ensuite : Les principes scientifiques de la réduction de volume par 10 · Pourquoi le broyage des feuilles permet de gagner du temps
Branches, pommes de pin et gravier : la question de la résistance
Les feuilles ne détruisent pas les aspirateurs à feuilles. Tout le reste, oui.
Le gravier et les petits cailloux, les branches de conifères, les pommes de pin, les copeaux de bois et autres débris viennent tous frapper le carter à grande vitesse, et ils ont un effet abrasif. C’est ce qui fait la différence entre une machine qui fonctionne encore lors de la huitième saison et une autre qui doit être remise à neuf dès la deuxième saison — et cela ne se voit pas de l’extérieur, ce qui explique précisément pourquoi cela vaut la peine d’être filmé.
Sur une Foresteel™ G2, trois éléments absorbent ces chocs :
Le revêtement d’usure remplaçable en Hardox®. C’est la chemise qui subit l’abrasion à la place du boîtier. Une fois qu’elle a rempli sa fonction, vous la dévissez et en installez une neuve. Sans chemise, cette usure se répercute directement sur le boîtier lui-même — et le boîtier, c’est la machine. Les boîtiers fins s’usent généralement au bout d’une à deux saisons d’utilisation intensive.
La roue Hardox®. Elle conserve sa géométrie, et donc sa puissance d’aspiration, même sous l’effet de matériaux lourds. Une turbine plus fine se déforme et perd progressivement de son débit au fil des saisons. La pale est également conçue pour s’auto-nettoyer : les débris s’en détachent au lieu de s’accumuler, ce qui permet de maintenir l’équilibre de la turbine et un débit d’air constant.
La lame de broyage Hardox®. Permet-elle de réduire le volume ? Il s’agit d’un élément d’entretien remplaçable et non d’une pièce soudée.
Le gravier à la fin sert à tester les performances en bordure, et non à illustrer un cas d’utilisation. Cela montre que la machine est capable de traiter les cailloux et les gravillons qui se trouvent mélangés aux déchets verts réels. L’aspiration continue des cailloux est une tâche distincte qui nécessite une machine différente.
À lire ensuite : Hardox et revêtements remplaçables : le secret du faible coût d’exploitation du G2 · Les critères à prendre en compte pour choisir un aspirateur à feuilles professionnel
Quelle est la puissance d’aspiration réelle ?
La puissance en chevaux ne permet pas d’évaluer la puissance d’aspiration. Et les chiffres ne reflètent que rarement la réalité dans son ensemble. Ce sont le débit d’air réel et la puissance d’aspiration qui comptent : ce sont eux qui déterminent à quelle distance de la buse la machine peut aspirer les débris, et comment elle se comporte lorsque ces débris sont humides.
Le test pratique : un Foresteel G2 aspire des objets pesant environ 15 kg par la buse. Non pas parce que l’on a besoin d’aspirer des objets de 15 kg, mais parce que cela vous indique la réserve de puissance restante lorsque le matériau à aspirer est constitué de feuilles détrempées, d’herbe coupée humide ou d’un sac de déchets de chantier un mardi de novembre.
Les deux modèles G2 sont équipés de moteurs professionnels Briggs & Stratton Vanguard™ — 14 HP sur le MIDvac G2, 18 HP sur le PROvac G2 — choisis pour leur capacité à maintenir leur vitesse nominale même sous une charge importante, plutôt que pour leurs performances maximales.
À lire ensuite : Pourquoi nous avons uniformisé la puissance Vanguard™ pour la série G2
Ce que cela implique pour votre site
Municipalités et travaux publics. Les déchets ne sont jamais livrés triés. Feuilles, déchets urbains, déchets d’événements, gravillons et déchets de taille de haies sont mélangés, et une machine qui ne traite que les feuilles est une machine qui s’arrête deux fois par heure. Guide de la collecte des feuilles par la municipalité →
Paysagistes et prestataires de services d’entretien des espaces verts. La liste des tâches s’étend sur toute l’année. Les déchets de taille de haies et d’arbustes en été, les herbes hautes au printemps, les feuilles en automne, le paillis et les copeaux à tout moment de l’année. Une machine à usage unique reste inutilisée pendant dix mois. Comment les entrepreneurs gèrent le ramassage des feuilles à grande échelle →
Terrains de golf et domaines. Les branches de conifères et les pommes de pin constituent la partie la plus délicate de cette liste, et ce sont précisément celles qui tombent dans les parcs bien établis. Elles ne risquent pas d’abîmer le gazon, exercent une faible pression au sol, et la même machine permet de traiter à la fois les déchets de tonte et les carottes d’aération.
Gestionnaires immobiliers et responsables des installations. Les déchets liés aux événements, les détritus, la mousse et les matériaux isolants constituent le maillon manquant entre l’Entretien des espaces verts et le nettoyage du site — deux missions généralement confiées à deux sous-traitants distincts.
Arboristes, bois et bâtiment. Sciure, copeaux et chutes. Ce n’est pas un domaine pour lequel nous avons conçu cette machine, mais cela apparaît dans la vidéo car elle est capable de les traiter.
Sur quelle machine ce test a-t-il été effectué ?
La vidéo présente une remorque aspirante à feuilles FT-1600, équipée d’un aspirateur à feuilles G2 servant d’unité d’aspiration. Il s’agit du même modèle G2, que vous l’achetiez seul ou intégré à une remorque.
- MIDvac G2 — Moteur Vanguard™ de 14 HP. Gestionnaires immobiliers, petites Municipalités, domaines privés, prestataires de services partagés.
- PROvac G2 — Vanguard™ de 18 HP. Professionnels travaillant toute l’année, grands itinéraires de Municipalités, entrepreneurs en travaux lourds.
- Remorque aspiratrice à feuilles FT-1600 — la machine présentée dans cette vidéo. Aspiration, broyage, transport et déversement, le tout dans un seul et même engin.
- Toutes les remorques aspiratrices à feuilles complètes — FT-600, FT-1600 et FT-2200 T3.
Un modèle G2 autonome s’adapte à une benne basculante dont vous disposez déjà — remorque basculante, plateau de pick-up, camion municipal. Une remorque aspiratrice à feuilles complète est la solution idéale si vous n’en possédez pas, ou si vous souhaitez disposer d’une machine qui se transforme en remorque basculante une fois la saison terminée. Remorque aspiratrice à feuilles ou Aspirateur à feuilles ? →
Dites-nous quels véhicules vous entretenez, avec quoi vous remorquez et ce que vous collectionnez aujourd’hui, et nous vous proposerons une configuration sur mesure plutôt qu’un simple catalogue. Contactez-nous →
FAQ – Foire aux questions
Déchets de taille de haies, herbe haute, résidus de taille d’arbustes, branches de conifères, pommes de pin, copeaux de bois, paillis, compost sec, déchets d’événements, déchets divers, mousse et matériaux isolants, sciure de bois et gravier. Le système d’aspiration permet de soulever des objets pesant environ 15 kg.
Oui. Les déchets humides sont plus denses ; le bac se remplit donc en fonction de leur poids avant de se remplir en fonction de leur volume — il faut donc le vider plus souvent que lorsque les déchets sont secs. Un plateau de coupe est la solution la plus adaptée aux déchets humides, car il brise la couche compacte avant que le flux d’air ne doive la soulever.
Les branches de conifères et les déchets d’élagage d’arbustes font tous deux partie de ce test. C’est avec les matériaux ligneux que la lame de broyage Hardox® et le revêtement d’usure prennent toute leur importance : ce sont elles qui permettent de traiter des débris rigides et abrasifs saison après saison, et non pas seulement pendant une ou deux saisons.
Sur un Foresteel G2, oui. Une lame de broyage Hardox® active réduit le volume des débris jusqu’à dix fois dès leur entrée dans la benne, ce qui permet de réduire le nombre de trajets vers la décharge.
Oui — il s’agit du dernier matériau de ce test, inclus spécifiquement pour vérifier la durabilité. Le gravier est le matériau le plus abrasif de la série d’essais, c’est pourquoi la partie de la machine en contact avec les débris est en Hardox® et que le revêtement d’usure est remplaçable. Pour autant, la machine n’est pas conçue pour l’aspiration de gravier. L’aspiration continue de gravier s’apparente en effet à un processus de sablage, et elle finira par user n’importe quel métal à la longue — y compris le Hardox®. Les équipements conçus pour ce type de travail utilisent un séparateur à cyclone, de sorte que le matériau n’atteigne jamais la roue.
Ce sont la capacité et l’intensité qui comptent, et non la catégorie. Les deux modèles sont équipés d’une turbine de même diamètre, d’où des valeurs de débit d’air identiques dans les conditions d’essai. Le MIDvac G2 est équipé d’un moteur Vanguard™ de 14 HP et convient à une utilisation saisonnière modérée ; le PROvac G2, quant à lui, est équipé d’un moteur de 18 HP et est conçu pour une utilisation professionnelle tout au long de la saison, soit plus de 60 jours de nettoyage par an.


